Se réfléchissant dans les eaux vertes de la Sorgue qui activent de vieilles roues à aube, enrobées de mousse, L'Isle-sur-la-Morgue a gardé son charme mystérieux, qu'a chanté le grand poète René Char, un enfant du pays. Les magnaneries et filatures de soie ont disparu, tout comme les écrevisses que l'on pe^chait chaque jour par milliers. Et pourtant, la petite ville, autrefois un village de pêcheurs, respire la joie et la bonne humeur, surtout quand le marché bat son plein. Le dimanche matin, sur une rive, les brocanteurs se tiennent coude à coude, n'hésitant pas à étaler sur le trottoir des objets rares et quelques jolis meubles. Enfin, ne manquez pas le spectacle du 'partage des eaux' situé à un kilomètre en amont de la ville, là où la rivière se partage en deux et forme un plan d'eau ombragé par des platanes.
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